Le saviez-vous ?

Les carrefours à îlots amandes sont faits pour sécuriser les intersections en séparant le trafic automobile et le trafic cycliste.

Les cyclistes s'engageant dans un carrefour avec le flot des voitures s'exposent à des risques d'accident causés notamment par les angles morts.
Aussi le carrefour à îlots-amandes ou « carrefour à la hollandaise » est un aménagement qui a pour vocation de sécuriser cette traversée, en séparant les flux vélo des flux auto. 

Les cyclistes restent sur leur piste, matérialisée au sol, qui s’écarte de la chaussée principale derrière un îlot en forme d’amande. Cet îlot protège, tout en étant assez bas, de forme et dimensions adaptées pour ne pas masquer la visibilité réciproque auto/2RM/vélo.

Pour le cycliste, la trajectoire circulaire est plus confortable et sécurisée.
Pour l'automobiliste et le motard, le partage de la chaussée est plus lisible à l'intérieur du carrefour, et s'ils veulent tourner, les îlots en amande les obligent à réduire leur vitesse pour se positionner correctement.
Alors amis cyclistes, si votre itinéraire passe par un carrefour à îlots amande, ne le traversez pas tout droit, avec le flux automobile. Profitez de cet aménagement spécialement réalisé pour sécuriser votre déplacement.

 

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Vélo, vélo électrique, Fat Bike, EDPm... → Dans quels cas l'assurance est-elle obligatoire ?

Trottinettes électriques, monoroues, gyropodes, hoverboards : La Déléguée interministérielle à la Sécurité routière Estelle Balit - 15 janvier 2026.

Rappelle l’obligation d’assurer les engins de déplacement personnels motorisés (EDPM) à travers une campagne radio.

Les trottinettes électriques et autres engins de déplacement personnel motorisés (EDPm) se sont installés dans les usages quotidiens. Pourtant, l’obligation d’assurance applicable à ces engins demeure insuffisamment connue. En 2024, 59 % des conducteurs d’EDPm impliqués dans un accident, n’étaient pas assurés. Face à ce constat, la Sécurité routière lance une campagne radio nationale, portée par la Déléguée interministérielle Estelle Balit, afin de rappeler aux usagers leurs obligations et les risques encourus.

Ces engins (trottinettes électriques, monoroues, gyropodes ou hoverboards) sont juridiquement considérés comme des véhicules terrestres à moteur. À ce titre, il revient donc au propriétaire de l’EDPm de souscrire une assurance spécifique couvrant sa responsabilité civile en cas d’accident causé à un tiers, comme pour une voiture ou une moto (cette assurance coûte 2 ou 3 euros par mois). L’assurance responsabilité civile intégrée dans les contrats d’assurance habitation ne couvre pas les accidents causés au guidon d’un EDPm.

Circuler sans assurance constitue un délit passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 3 750 euros en cas de poursuite devant le tribunal. Cette infraction peut également entraîner l’immobilisation ou la confiscation de l’engin. Les dommages corporels et matériels causés à autrui restent également intégralement à la charge du conducteur, voire de ses héritiers.

Selon Estelle Balit, déléguée interministérielle à la Sécurité routière : « La non assurance des EDPm est un sujet particulièrement préoccupant, et en pleine expansion. 59% des conducteurs impliqués dans un accident circulent sans être assurés… C'est pourquoi la Sécurité routière lance aujourd'hui une importante campagne de sensibilisation pour mieux informer sur l'obligation de souscrire une assurance pour les propriétaires d'EDPm. Cette assurance, dont le coût est de quelques euros, permettra à un usager d’EDPm auteur d’un accident, de ne pas payer toute sa vie pour des dommages causés à un autre usager. »

La campagne radio 
Diffusée du 15 janvier au 3 février 2026, elle invite chaque usager d’EDPm à vérifier qu’il dispose bien d’une assurance adaptée avant de prendre la route.
Au-delà de l’assurance, la Sécurité routière rappelle que les EDPM doivent être limités à 25 km/h, ne doivent en aucun cas être débridés, et que le port du casque, bien que non obligatoire, est fortement recommandé, tout comme le port d’équipements rétro-réfléchissants et l’utilisation d’un éclairage conforme.

Vélo, vélo électrique, Fat Bike, EDPm…
Dans quels cas l’assurance est-elle obligatoire ?


La règle est simple : soit le véhicule peut se déplacer par la seule force d’un moteur, et dans ce cas l’assurance spécifique est obligatoire ; soit il ne peut se déplacer sans l’impulsion permanente d’un muscle humain, et dans ce cas l’assurance n’est pas obligatoire.

Concrètement :

- Vélo classique, sans assistance électrique
Le vélo se déplace uniquement grâce à l’effort du cycliste, il n’est donc pas soumis à l’obligation d’assurance.

- Vélo à assistance électrique (VAE)
Le moteur du VAE fonctionne uniquement en complément du pédalage et s’interrompt au-delà de 25 km/h. L’engin ne pouvant pas avancer sans intervention humaine, il n’est donc pas soumis à l’obligation d’assurance.

- Fat Bikes 
Pour l’usage des fat bikes électriques (aussi appelés « speed bikes ») roulant à plus de 25km/h, l’assurance est obligatoire.

- Engins de déplacement personnel motorisés (EDPm) et draisiennes
(trottinettes électriques, monoroues, gyropodes, hoverboards)

Les EDPm peuvent se déplacer uniquement grâce à leur moteur, sans action humaine. L’assurance spécifique est donc obligatoire, que l’engin soit personnel ou utilisé dans le cadre d’un service de location.

 

Pour plus d'informations concernant la règlementation des EPDm, cliquez sur le logo ci-dessous.

Gouv secu routiere

 

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Circulation inter-files

Généralisation de la circulation en inter-files des 2 et 3 roues motorisés à compter du 11 janvier 2025.

A l’issue des deux campagnes d’expérimentation, la circulation en inter-files (CIF) des motos à 2 et 3 roues est généralisée, par le décret n° 2025-33 du 9 janvier 2025 relatif aux règles de la circulation en inter-files pour certains véhicules à deux ou trois roues motorisés paru au JO ce jour. La CIF est désormais définie et encadrée par le code de la route. Une sanction spécifique de non-respect des conditions de pratique de la CIF est créée.

La généralisation est l’aboutissement d’un processus de plusieurs années d’observations et d’évaluations.

La circulation en inter-files consiste à circuler entre les voies les plus à gauche en deux-roues ou trois-roues motorisés, lorsque les files des autres véhicules sont à l’arrêt ou roulent à vitesse très réduite.

Deux campagnes d’expérimentation successives (2016 – 2021 et 2021 – 2024) ont fait l’objet d’évaluations par le CEREMA. Le dernier rapport valide les modalités d’une pratique sécurisée. Il indique notamment une accidentalité stable, et souligne que les enjeux sont concentrés sur les conducteurs de deux-roues motorisés qui ne respectent pas les règles définies, principalement la vitesse. Le rapport préconise d’introduire la possibilité d’une verbalisation sans interception des contrevenants, pour agir sur les comportements et réduire les prises de risques.

Sur la base de ce rapport, le Gouvernement a décidé de généraliser la CIF dans des conditions garantissant une pratique sûre et facile à comprendre, à pratiquer, à enseigner et à verbaliser, le cas échéant.

Les conditions de pratique de la CIF sont donc celles désormais prévues à l’article 412-11-3 du code de la route. Le non-respect d’au moins une des conditions de la CIF est puni d’une contravention de 4eme classe et du retrait de 3 points du permis de conduire. Cette infraction pourra être constatée par vidéo-verbalisation.

Lien vers le décret

Lien vers le rapport complet du CEREMA

CONDITIONS DE PRATIQUE DE LA CIF

Pour Qui ?

• Pour les deux-roues ou les trois-roues motorisés de moins d’un mètre de large

Quand ?

• Lorsque la circulation est dense et qu’elle s’établit en files ininterrompues sur toutes les voies.

• Lorsque l’espace entre les véhicules est suffisant pour passer.

• La circulation en inter-files est interdite, lorsqu’une voie est en travaux ou couverte de neige ou de verglas.

Où ?

• Sur les autoroutes et routes comportant au moins 2 fois 2 voies séparées par un terre-plein central et sur lesquelles la vitesse maximale autorisée se situe entre 70 km/h et 130 km/h*.

• Entre les deux files de véhicules les plus à gauche de la chaussée.

• Elle reste interdite sur les autres types de route

Comment ?

• Les deux-roues motorisés ne doivent pas forcer le passage.

• Il est interdit de dépasser un autre deux-roues motorisé circulant en inter-files.

• La vitesse autorisée en situation de circulation en inter-files est de 50 km/h au maximum. Si l’une des files est à l’arrêt, la vitesse autorisée est abaissée à 30 km/h maximum.

• Lorsque le trafic se fluidifie et que les véhicules circulent à plus de 50 km/h sur au moins une des deux files, les deux-roues motorisés doivent reprendre leur place dans les voies.

• Le non-respect de ces règles entraîne une contravention de 4è classe et le retrait de 3 points au permis de conduire.

*ou abaissée localement par décision de l’autorité de police locale de circulation (ex : le périphérique parisien).

Gouv secu routiere

 

 

Circulation inter files autoroute 2

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Espagne : pas de nouvelle obligation de signalisation pour les étrangers.

 

À compter du 1ᵉʳ janvier 2026, la Direction Générale de la Circulation espagnole (DGT) remplace le triangle de pré-signalisation par un dispositif lumineux V-16 (balise ou gyrophare d’urgence) pour les espagnols.

Gyrophare v16 homologue 1200x410 1

Ce dispositif :

  • émet une lumière orange visible à 360° ;
  • peut être connecté pour transmettre automatiquement la géolocalisation du véhicule à la DGT ;
  • permet d’éviter de sortir du véhicule et de se placer sur la chaussée, ce qui améliore nettement la sécurité.

¤ Véhicules immatriculés en Espagne.

Pour les véhicules immatriculés en Espagne, le V-16 homologué DGT devient obligatoire à partir du 1ᵉʳ janvier 2026.
L’absence de cet équipement peut entraîner une amende d’environ 80 €.

 

¤ Et pour les véhicules étrangers (visiteurs) ?

Non, le gyrophare V-16 n’est pas obligatoire pour les véhicules immatriculés hors d’Espagne, comme les voitures françaises, lorsqu’ils circulent temporairement en Espagne.

Les conducteurs étrangers peuvent continuer à utiliser l’équipement de sécurité légal dans leur pays d’origine, notamment :

le ou les triangles de présignalisation.

Cette situation repose sur la Convention de Vienne sur la circulation routière, qui autorise les véhicules immatriculés à l’étranger à conserver les équipements réglementaires de leur pays.

 

¤  Concrètement :
Si vous êtes touriste français, en vacances ou en transit en Espagne avec une voiture immatriculée en France, vous êtes en règle avec vos triangles.
Pas besoin d’acheter un V-16 pour éviter une amende.

¤ Pourquoi entend-on parfois le contraire ?

Certains articles ou vidéos affirment que le V-16 serait obligatoire pour tous les véhicules circulant en Espagne, y compris étrangers.
Ces affirmations ne tiennent pas compte du droit international, ce qui crée beaucoup de confusion… et de stress inutile.

Aucune obligation n’impose le V-16 aux visiteurs étrangers.

 

¤  Recommandation (sans aucune obligation)

Même si ce n’est pas obligatoire pour un véhicule étranger, le V-16 reste :

  • recommandé pour la sécurité
  • plus pratique que le triangle, surtout sur autoroute ou voie rapide.

Mais c’est un choix, il n’existe aucune exigence légale pour les visiteurs.

Source documentaire : FFCC